LE BON LA BRUTE ET LE CINGLÉ

1–2 minutes

Article écrit par :

Un film de Kim JEE-WOON

  • Durée : 2h19
  • Pays d’origine : Corée du sud
  • Date de sortie : 2008
  • Genre : néo western

Après A bitersweet life, polar stylisé et ultra violent, Kim Jee-Woon délivre avec Le bon, la brute et le cinglé un film d’action échevelé et foutraque, qui emprunte tant au western spaghetti qu’au film d’aventures asiatique

À la lecture du pitch, totalement improbable, Le Bon, la brute et le cinglé tient parfaitement ses promesse : spectaculaire, drôle, rempli de seconds rôles savoureux, et furieusement déjanté. Kim Jee-woon mélange allègement les références et les péripéties, dans une œuvre  jouissive au rythme démentiel.

Moins sophistiqué que ses précédents films et surtout moins sérieux, Le Bon, la brute et le cinglé s’inscrit dans une démarche artistique à la fois régressive et réjouissante, qui place le scénario au cœur de son dispositif. La mise en scène reste soignée, avec notamment un grain et une photographie somptueux, mais c’est vraiment la narration qui occupe l’écran, enchainant poursuites, révélations diverses et batailles homériques. On nage en plein délire, avec une succession de séquences hilarantes et complètement décalées.

Certes, l’accumulation de surprises scénaristiques et la surenchère de cascades-bagarres-fusillades confèrent parfois à l’ensemble une impression de grandiloquence. Mais malgré tout, le film reste un excellent divertissement et procure un plaisir sans partage pour les amateurs de cinéma bis (et de cinéma tout court).

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