OBSESSION

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Un film de Brian de Palma

  • Durée : 1H38
  • Pays d’origine : Etats-Unis
  • Date de sortie : 1976
  • Genre : thriller psychologique

Obsession est le troisième film véritablement Hollywoodien de Brian de Palma après Soeurs de sang et Phantom of the paradise. C’est aussi celui par lequel il affiche au grand jour son admiration pour Hitchcock, en s’inspirant explicitement de Sueurs froides. Une relecture habile de ce chef-d’œuvre, qui lui permet d’exprimer ses thèmes favoris : le voyeurisme, le double, l’illusion et la manipulation.

Pour certains de ses admirateurs, le film n’est pas le meilleur de Brian de Palma, ni le plus abouti. Les reproches qui lui sont faits sont peu ou prou les mêmes que pour Body double, autre référence hitchcockienne sortie huit ans plus tard : scénario alambiqué, narration bancale et interprétation faiblarde. Des critiques parfois exagérées mais non sans fondement, car l’intrigue d’Obsession est quand même tirée par les cheveux et le casting inégal (si Geneviève Bujold et John Lithgow sont excellents, l’acteur principal, Cliff Robertson, est assez inexpressif).

Mais pour beaucoup, il s’agit là de considérations triviales, étant entendu que les péripéties de l’histoire ne sont nullement la préoccupation première du cinéaste, davantage intéressé par la construction formelle de son film. On le sait, De Palma adore jouer avec le spectateur et Obsession est la première fois où il le fait avec autant de maestria.

La mise en scène est ainsi un modèle de sophistication, avec ses cadrages somptueux, sa photo aux couleurs diffuses et ces morceaux de bravoure dont De Palma a le secret (travelling circulaire, angles de prises de vue décalés, ralenti final, …). Réhaussé par la musique flamboyante et omniprésente de Bernard Herrmann (le compositeur attitré d’Hitchcock), Obsession se lit comme un exercice de style fascinant, un mélodrame morbide dans lequel le réalisateur de Blow out donne libre cours à son imagination baroque et son romantisme pervers.

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