DANSE MACABRE

1–2 minutes

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Un film de Antonio MARGHERITI

  • Durée : 1h27
  • Pays d’origine : Italie
  • Date de sortie : 1964
  • Genre : horreur

Danse macabre est une œuvre majeure du cinéma gothique italien des années 60, à l’univers sombre et torturé. Avec son scénario solide et sa mise en scène baroque, le film fait la part belle aux maisons hantées, aux décors poussiéreux et aux cryptes baignant dans la brume. Sans oublier la touche d’érotisme propre au genre.

Au début des années 60, le cinéma italien s’inspire des films américains et européens (notamment ceux de la prestigieuse Hammer), en essayant de rivaliser avec eux sur le terrain de l’horreur. C’est l’époque où les noms à consonnance anglaise fleurissent dans les génériques italiens, comme Antonio Margheriti qui devient Anthony Dawson pour la réalisation de Danse macabre. Le précurseur de ce cinéma est Mario Bava, qui ouvre la voie du gothique en 1960, avec son chef d’œuvre Le masque du démon, déjà avec Barbara Steele (une vraie anglaise pour le coup), qui deviendra une star du genre

Pour Danse macabre, le cinéaste s’est entourée d’une équipe solide, avec Sergio Corbucci au scénario (le réalisateur du western spaghetti Django) et Ruggero Deodato, futur réalisateur de Cannibal Holocaust, comme assistant. Il en résulte un film très réussi qui, malgré une intrigue banale (un journaliste trop curieux fait le pari qu’il peut survivre à une nuit passée dans un château hanté), synthétise tout ce qui fait l’attrait de ce cinéma.

Tout d’abord, le film bénéficie d’une photo magnifique en noir et blanc, avec des noirs profonds qui mettent en valeur les décors superbes de ce château fantasmatique. Ensuite, il plonge le spectateur dans un monde parallèle très angoissant, dans lequel les marques du temps et de l’espace sont constamment brouillées. En jouant astucieusement sur les interactions entre les morts et les vivants, le film place le spectateur dans la même position inconfortable que le héros. Enfin, en faisant le choix de la lenteur, Antonio Margheriti orchestre un mouvement hypnotique particulièrement fascinant.

 Référence du film d’épouvante en noir et blanc, Danse macabre mérite incontestablement le détour.

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