Un film de David Robert MITCHELL
- Durée : 1h40
- Pays d’origine : Etats-Unis
- Date de sortie : 2014
- Genre : horreur psychologique
Avec It follows, David Robert Mitchell reprend le schéma classique du film d’horreur, celui de la menace de mort qui s’abat sur les adolescents ayant eu un rapport sexuel. Mais loin des excès du gore ou de la violence qui alourdit parfois le genre, il propose une approche différente, à la fois sensorielle et métaphorique.
Dans la droite ligne du cinéma d’horreur suggestif (celui de Jacques Tourneur ou du Carpenter d’Halloween), It follows orchestre l’angoisse autour de l’attente et de la profondeur de champ. La tension repose entièrement sur la vigilance du spectateur, qui doit sans cesse deviner où et quand la menace va surgir dans le cadre. Et pour maximiser ses effets, le réalisateur s’approprie un code singulier de l’épouvante, celui de la lenteur. C’est là que le film trouve sa véritable originalité, en refusant les traditionnels jump scares et les coupes brutales qui saturent habituellement les productions hollywoodiennes.
Si le scénario n’est pas sans failles ni incohérences, cette course poursuite s’inscrit dans une préoccupation de pure mise en scène, qui joue habilement du rythme planant et d’un sens vertigineux de la perspective. La menace peut surgir de n’importe quel couloir ou de n’importe quelle rue, dans une ville de Detroit totalement déserte et anxiogène.
Largement salué par la critique à sa sortie, It follows réinvente le film de slasher et devient rapidement un classique du genre.





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